5 conseils pour traverser cette période plus sereinement

A l'heure où j'écris cet article, nous sommes confinés-déconfinés-reconfinés-fatigués depuis un an.

Il y a un an, on parlait de la situation autour de la machine à café, "et t'as vu ce bazar en Chine là? Ils ont carrément confiné toute une ville, fou hein, mais bon ça va c'est loin".

Et aujourd'hui, on est en plein dedans et on ne voit pas la fin de ce quotidien si improbable.


Aucun d'entre nous ne pensais avoir à vivre ce genre de situation dans son existence.

Nous n'avions pas imaginé devoir apprendre à nos enfants ce qu'est une pandémie, à voir des gens masqués, et à encaisser tout ce que cela entraîne dans notre quotidien totalement bouleversé.

Nous voilà tous ensemble embarqués dans un tourbillon rempli d'incertitudes, de hauts et de bas. Une vague qui nous pousse à nous remettre en question, nous prive de ce qui nous fait du bien, nous force à nous réinventer. Mais parfois, la remise en question à laquelle on est confrontés de force est difficile à vivre et crée des situations compliquées à gérer émotionnellement.


Nous avons 2 options:

  • nous laisser emporter négativement par ce tourbillon et subir,

  • ou au contraire essayer de garder les pieds sur terre pour en tirer du positif.

Comme beaucoup de monde, je suis passée par tous les états d'esprit en un an, mon quotidien a été bouleversé, ma vie a changé, j'ai beaucoup ri, parfois pleuré et été dépitée.

Mais j'ai vraiment ressenti ce besoin de ne plus subir l'actualité en mettant en place quelques stratagèmes.


1. Vivre au jour le jour

Ne plus se projeter est moins anxiogène; ne pas penser au temps que cela pourrait prendre pour voir le bout du tunnel.


Si je pense:

"Il faudra encore au moins X mois avant de pouvoir revivre normalement" je me plombe le moral, le temps me semble interminable. Un peu quand on réserve nos vacances d'été, ça a l'air tellement loin!

Pensons plutôt à ce que l'on peut mettre en place demain, ce week-end, un jour à la fois. Le temps semble beaucoup moins long de cette façon et 1 mois sera vite passé sans que l'on ne s'en rende compte.


S'occuper l'esprit au jour le jour fera passer le temps bien plus vite. C'est tout bête, mais facile à mettre en place!


2. Accepter ses émotions

Ce n'est pas de la faiblesse que de pleurer, de déprimer et de vivre une tempête émotionnelle. Nous sommes des êtres vivants, nous avons des émotions à gérer, et quand la coupe est pleine, elle déborde et c'est un processus normal et très sain.


Un enfant qui pleure un bon coup, puis retourne jouer, n'a pas fait semblant d'aller mal, il avait simplement besoin de décharger un trop plein d'émotions.

Enfant, adulte, le processus est le même, il est juste à tort perçu différemment.


Acceptez ce que vous ressentez. On a des jours sans, des gros coups de cafard, des angoisses, et la meilleure façon de traverser ces moments est de les affronter et de les vivre comme ils viennent.


C'est difficile, et c'est normal.

Nous n'avons jamais été confrontés à nous-même à ce point.

On nous rabâche souvent de relativiser, c'est vrai, mais on a aussi le droit de se plaindre, (bon on évite de passer plus d'1h par jour à se plaindre quand même)!


3. Revenir à l'essentiel

Pour la plupart d'entre nous, cette situation nous a forcé à ralentir la cadence (pas pour tous je le conçois bien entendu), à revoir notre organisation, à tout voir différemment en fait.

Et si on essayait d'utiliser ce temps pour se recentrer sur ce qui est essentiel pour nous.


Vous aimez respirer le grand air, prendre soin de vous, marcher, dessiner, cuisiner, peu importe, revenez-en à vos petits plaisirs, écoutez vos besoins, c'est vital, surtout maintenant.


Créez vous un petit coin à la maison, et faites-en une "happy place" où vous réfugier dès que vous en aurez besoin par exemple.


Le tout est de faire ce qui vous fait du bien mentalement, et sans vous mettre aucune pression.


Cela m'amène à une autre chose essentielle, le lien!


Que ce soit famille, amis, connaissances, je pense que chacun d'entre nous a ressenti ce manque au plus profond de lui.

Un manque qui est d'abord mental, pour se diriger ensuite vers les tripes.

Serrer un proche dans ses bras, ce geste si anodin, qui aujourd'hui nous semble être un luxe, une récompense.


Prenez un peu de ce temps pour renouer le contact, un appel, un "comment ça va?" sincère.


Les épreuves sont plus faciles à traverser tous ensemble, plutôt que chacun dans son coin.

Aimez-vous les uns les autres bordel :)



4. Fuir ce qui est anxiogène

Et donc le principal facteur à fuir? Les médias.


Ils auraient le pouvoir de nous rassurer, de nous unir, de nous donner les 2 côtés de l'information pour que l'on puisse se faire notre propre idée.


Mais ils ont choisi l'autre camp; ils ont fait le choix depuis le début (et comme bien trop souvent) de nous montrer le verre à moitié vide, de faire grandir la psychose et l'anxiété, dans le monde entier.

Ils pourraient nous dire qu'il y a 56 millions de personnes guéries du Covid19 dans le monde*, mais préfèrent jouer sur l'angoisse des chiffres et des mots au quotidien.


On a aussi 36.000 choses sur lesquelles débattre concernant les décisions qui sont prises à notre place, concernant la gestion de cette pandémie.


MAIS à quoi ça sert? Est-ce que ça vous apporte quelque chose de positif ou d'informatif de regarder les infos? Honnêtement? Ou est-ce que vous le faites par habitude? Posez-vous vraiment la question.



Je n'ai plus regardé ou lu un journal depuis 3 mois. Je ne sais pas ce qui se passe dans le monde sauf quand on me le raconte et que j'ai envie d'écouter.

Mais j'ai décidé de ne pas entendre ce que les médias crachent à longueur de temps, ça me soule! Et vous savez quoi? Ca change tellement ma vie et mon état d'esprit au quotidien!


Allé, il est temps de zapper!


*Source officielle Gisanddata du 29/01/2021

5. Le champ des possibles

Il y a beaucoup de choses dans notre quotidien actuel qui sont rendues impossibles.

Pas de vacances, pas de resto pour décompresser, pas de réunions de famille, un couvre-feu carrément. La liste est longue, et on ne voit plus que ce qui est interdit, c'est déprimant, usant et découragent si on regarde comme ça.


MAIS!

Au lieu de nous focaliser sur ce que l'on ne peut PAS faire, focalisons-nous sur ce que l'on PEUT faire. L'histoire du verre à moitié plein, vous connaissez n'est-ce pas!?


Si on transformait cette épreuve en opportunité? En champ des possibles plutôt que de voir les impossibles?


Allé, commencez votre liste de tout ce qui vous ferais plaisir et est faisable, vous verrez comme ça fait du bien!

Enfin si la situation vous dépasse et que malgré quelques petits ajustements cela vous pèse et est trop lourd à porter, n'hésitez pas à en parler. A chercher de l'aide autour de vous, que ce soit un proche, un thérapeute, un cours de méditation, tout ce qui pourra vous aider.


J'ai pour ma part ressenti le besoin de me faire aider dans ce processus de "positiver" pour ne plus subir.

J'ai essayé la PNL et l'hypnose sur les conseils de ma sœur, tout en étant un peu sceptique. Cela m'a finalement beaucoup apporté et aidée, j'ai beaucoup appris sur moi-même et sur mes propres outils intérieurs.

Il y a un tas de ressources à disposition, à nous de choisir ce qui pourrait nous convenir.

Il n'y a aucune honte à vouloir aller mieux ou bien!


En résumé, soyons ensemble dans cette épreuve, arrêtons de ne voir que le négatif, de tout critiquer et concentrons-nous sur le reste, sur ce que l'on peut changer.

Nous sommes en train d'apprendre la résilience tous ensemble.


Allé, on avance, ça va passer car tout fini par passer.


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