Ma phobie de l'accouchement - Le jour J

Dernière mise à jour : il y a 7 jours

Ceux qui me connaissent savent que mes plus grandes phobies dans la vie sont l'accouchement et les araignées! J'ai toujours dis que le jour où je devais accoucher, je demanderais une anesthésie générale ou un coma artificiel de 2 jours. Le gynéco a refusé...


femme enceinte huit mois de grossesse

Entre la peur de la douleur, le récit des gens, et les complications possibles cela m'a toujours fait atrocement peur.


Et puis...je suis tombée enceinte et fatalement il fallait bien le sortir de là!

J'ai donc suivi un maximum de préparations à l'accouchement pour essayer de prendre un peu le dessus sur ma phobie.

  • Acupuncture

  • Ateliers de préparation à l'hôpital

  • Bouquins et articles en ligne

  • Kiné pré-natale

  • Sage-femme à domicile



Est-ce que ça a fonctionné pour me détendre? Je vous raconte tout ça!


Le début du travail


En fin de grossesse j'étais à l’affût du moindre signe annonciateur de mon accouchement; je n'en ai en fait eu aucun! Le médecin me disait encore 5h avant le début du travail "y a plus qu'à attendre, ça peut être demain comme dans 10 jours".


C'est au moment de me mettre au lit, à 00h00 pile que le travail à commencé. J'ai ressenti une contraction un peu différente de celles déjà eues pendant ma grossesse et j'ai dis au papa de mon fils, très exactement:

"Y a un peu trop d'infos dans mon corps en un coup-là, c'est bizarre".
début du travail accouchement
1h avant le début du travail!

Je crois qu'au fond de moi je savais que c'était le moment (et lui aussi!), mais je n'osais pas trop y croire et surtout, je ne voulais pas céder à la panique. Un accouchement qui démarre la nuit, c'est évidemment tout ce que je ne voulais pas!

Ma seule envie a été de rester un maximum de temps chez moi, dans mon cocon, pour ne pas avoir à passer des heures et des heures à l'hôpital.


Les contractions étaient assez régulières et de plus en plus fortes; impossible donc de dormir un peu pour me reposer.


Contractions... à la maison


La position allongée est vite devenue insupportable, cela amplifiait la douleur.

J'ai pris un bain pour me détendre un peu et je suis rentrée dans ma bulle, en essayant d'apprivoiser la douleur.


Marcher et me balancer sur ma swissball m'a vraiment aidé à gérer la douleur; tout en respirant profondément (merci à la sage-femme m'ayant expliqué le seuil de la douleur, c'est un must à savoir!).


contractions femme enceinte

Lorsque les contractions sont devenues plus intenses et régulières, la position assise en tailleur, bien droite m'a encore fait tenir quelques heures (merci à mon amie Laura qui m'avait conseillé cette position quelques jours avant!).


Je suis donc restée chez moi pendant 8h00, en variant les positions, en respirant et en ne pensant pas à ce qui se passerait après. Connectée à l'instant présent et à mes sensations.

J'appelais par contre de temps en temps la maternité pour être sûre de pouvoir encore rester chez moi, sans mettre mon bébé en danger.

Comme je n'ai pas perdu les eaux ni eu de pertes jugées à risque, j'ai pu rester sans soucis un maximum à la maison.


L'arrivée à l'hôpital


C'est donc à 8h00 du matin que l'on s'est mis en route vers la maternité; les contractions étaient assez intenses et surtout mon franc est tombé.. on était en pleine heure de pointe!

Au lieu de 20 minutes, il nous en faudra 40 pour arriver à l'hôpital, je panique un peu, j'ai du mal à gérer la douleur (surtout quand on prend les bosses!), et je craque en arrivant. Un mélange de stress, de peur, d'inconfort, qui se calmera par la suite. Mais sortir de la bulle dans laquelle je m'étais mise à été un peu éprouvant (j'ai réalisé que j'étais dans un état de méditation profond, comme je n'avais jamais vécu auparavant).


Je suis très vite prise en charge et là j'ai peur que la sage-femme me renvoie à la maison et d'avoir eu ce que l'on appelle un "faux-travail". Vu la douleur et le temps déjà passé, je l'aurais vraiment mal vécu.


Joie... "Mais vous êtes déjà ouverte à 6, on vous garde!"... je suis super contente de ne pas avoir subi toutes ces heures de contractions pour "rien", mais je ne réalise pas encore que j'aurais sans doute mon bébé dans mes bras aujourd'hui.


Péri or not péri?


On m'installe en salle d'accouchement et la question fatidique arrive... "vous prendrez une péridurale?".

Sur le coup je ne sais pas encore; oui j'ai mal, mais j'arrive encore à gérer, je ne suis pas au max et je décide donc d'attendre, au risque de passer à côté.


accouchement péridurale voie basse

Après 11h de travail, la fatigue, et un estomac vide, je prie pour que l’anesthésiste arrive et vite!

Là je ne tiens clairement plus; la douleur est intense, je suis malade à chaque contraction et je sens que je ne sais plus garder mon calme; je commence à perdre mes moyens, la fatigue a raison de moi.


C'est tout juste que j'ai eu droit à la péridurale, le col étant déjà ouvert à 7cm.

La péri, prix nobel de la paix dans le monde! Je ne regrette pas du tout mon choix, cela m'a calmée, apaisée et permis de profiter de la suite de mon accouchement (pour ma part, je n'ai absolument pas senti la pose de la péridurale, cela me faisait aussi très peur).


On va commencer à pousser!


A peine la péri posée, je perds les eaux (oui, c'est impressionnant comme sensation), le timing est parfait! Mon médecin arrive et annonce tout sourire:

"Je reviens dans une demi heure, on est à 9cm! On va commencer à pousser, ça y est!".

Si je réalise? Toujours pas, je suis un peu dans le gaz, et je me laisse guider.


Nous ne sommes que 4 dans la salle, la sage-femme, le gynécologue, papa et moi, et c'est parfait. Pas de bruit, lumière tamisée, aucun stress, que de la bienveillance, et je ne m'attendais pas à ça, du coup je suis super relax et me sens en confiance.


accouchement voie basse

C'est là que les conseils de ma super kiné m'ont servi pour pousser. Avec la péri, pas de douleurs, mais il faut du souffle!


Toujours dans le calme, coachée et guidée par la sage-femme et le médecin, on se rapproche du but.


40 minutes, une dernière poussée, et là... je ne peux pas vous décrire le moment, c'est impossible.

Notre rencontre, à trois, a été le moment le plus fort et intense de toute ma vie. Je pensais que cela était scénarisé dans les films, mais non, c'est simplement incroyable de magie.


Notre petit être humain était posé sur moi, nous allions bien tous les deux, il me fixait du regard, et j'ai complètement fondu d'amour, sans toutefois totalement réaliser ce qui se passait.


En conclusion


Je peux le dire aujourd'hui, malgré toutes mes peurs, ma phobie durant toutes ces années s'est avérée infondée! J'ai adoré mon accouchement.

Le calme, la confiance, le respect et la bienveillance à la maternité y sont pour beaucoup.


Oui les contractions sont désagréables et, proche du but plus douloureuses, mais avec une bonne préparation (psychologique surtout) et en arrivant à endormir un peu nos peurs, on peut en faire un moment "agréable" je pense.


Je parle évidemment dans mon cas, avec péridurale; j'ai atteint mon seuil de douleur à un moment et je n'ai pas voulu aller plus loin. J'aurais vécu cela totalement différemment sans cette piqûre magique pour ma part.


Les préparations m'ont donc vraiment beaucoup aidées le jour J et je ne peux que vous les conseiller.

  • Celles de l'hôpital (gestion de la douleur notamment) m'ont aidées à rester calme et à gérer chaque contraction, notamment au niveau de la respiration et des paliers de douleurs.

  • L'acupuncture a préparé mon corps et m'a aidée à rester détendue et sereine.

  • La kiné pré-natale m'a aidée au moment de pousser mais a aussi permis à papa de m'aider par des massages, qui font un bien fou quand les contractions arrivent

  • Les articles en ligne sur le projet de naissance notamment, m'ont permis de fixer avec mon gynécologue ce que je souhaitais ou non pour mon accouchement (et il a respecté chaque point). En discuter à l'avance avec lui et voir qu'il comprenait m'a mise totalement en confiance (la confiance en son gynécologue, point essentiel).

Je suis certaine que je n'aurais pas tenu 8h chez moi sans tout cela, ni vécu mon accouchement aussi sereinement moi qui en avait une peur bleue.


Tout cela pour vous dire qu'il existe un tas d'options pour se préparer à vivre cette expérience le mieux possible; pourquoi ne pas en profiter?

Paroles d'ancienne phobique de l'accouchement!


Je tiens à noter ceci quelque part: Merci aux supers sages-femmes de la maternité d'Erasme, à mon super gyné Dr Deroover et à mon amie Laura pour tous ses précieux conseils tout au long de ma grossesse et le jour J!


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